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http://www.cyber-langues.fr/spip.php?article349

"Travailler en français" un MOOC de FLE

Jérome RAMBERT

samedi 30 août 2014

Adresse Internet du MOOC :
https://sites.google.com/site/mooctravaillerenfrancais/home

Présentation lors du colloque :
http://prezi.com/ieg5toth9n5t/cyberlangues-2014-mooc/

En 2012, le New-York Times titrait en une : “L’année du MOOC” [1]. Depuis, le phénomène a pris de l’ampleur et les MOOC se sont multipliés en Europe comme l’illustre cette carte [2] :

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Le MOOC de Français Langue Étrangère “Travailler en français” a été animé de janvier à mars 2014 par une équipe de professeurs de FLE répartis en Allemagne, Espagne, Italie et au Royaume-Uni. Il s’est adressé à des apprenants de français du monde entier, à tous ceux qui souhaitaient un jour travailler en français ou avec des francophones.

Le thème du travail dans un contexte interculturel nous a semblé une évidence pour nous, enseignants de terrain, l’attente des jeunes Européens étant très importante dans le domaine professionnel. Le MOOC faisait d’ailleurs écho au dossier de la revue Français dans le Monde, “Français professionnel, nouveaux publics, nouvelles pratiques” nº391, de janvier-février 2014.

La description du projet

A l’origine du projet : l’équipe

L’équipe est composée des concepteurs du site “Voyages en français” [3] à Madrid, Milan, Brême et Londres1. Ces quatre Instituts français collaborent aussi pour le cours de français en ligne que nous proposons pour les niveaux A1 à B2. Nous avons ainsi développé une démarche et une réflexion permanente sur ce qu’est apprendre à distance, travailler dans une dynamique de mutualisation mais aussi sur la complémentarité entre enseignement en présentiel et en ligne. Le cinquième partenaire est l’Open University de Londres à travers Tita Beaven qui a été partie prenante dans notre démarche collaborative depuis 2008 et qui a suggéré de "faire un MOOC ensemble", suite à une première expérience réussie de l’Open University, ce qui nous garantissait une certaine expertise. Forts de cette collaboration réussie à distance, nous nous sommes lancés dans l’expérimentation après une réunion en présentiel à Londres, en juin 2013.

C’est quoi un MOOC ?

Un MOOC est un Massive Open Online Course, ou bien FLOT en français (Formation en Ligne Ouverte à Tous) ou encore CLOM (Cours en Ligne Ouvert à Tous). Il s’agit d’un cours en ligne ouvert s’adressant à tous, sur une durée limitée (en général de 5 à 8 semaines). Il existe deux principaux types de MOOC : les X.MOOC, transmissifs et les C.MOOC de type connectiviste, qui s’appuient sur l’idée de création des contenus par les participants pour une meilleure appropriation. Familiarisés la perspective actionnelle promue par le Cadre Européen de référence pour les langues (CECRL), nous nous sommes naturellement orientés vers cette dernière solution. Nous retiendrons avant tout l’originalité du format, sa gratuité, sa flexibilité. Les MOOC proposent un événement limité dans le temps sur quelques semaines. Ils peuvent aussi être utilisés comme un dispositif hybride, en appui du présentiel. La dimension sociale, grâce aux réseaux sociaux, représente également un aspect central de ce type de cours. Les MOOC illustrent aujourd’hui les bouleversements engendrés par les TIC dans notre société et les implications sur l’enseignement apprentissage. A l’instar de Guichon (2012), “on peut souligner l’effet d’homologie qui existe entre les prémices théoriques d’une méthode d’enseignement et le potentiel d’une classe de technologies”. Concevoir et animer un MOOC est un terrain d’exploration et de réflexion passionnant pour les enseignants sur des questions comme l’autonomisation des apprenants ou l’apprentissage et la collaboration via les réseaux numériques.

Pourquoi un MOOC de FLE ?

Nous avons vu que les MOOC se sont multipliés depuis 2008, en anglais puis en français et dans d’autres langues. Ils existent dans plusieurs matières : sciences, langues, droit/sciences politiques, éducation/enseignement, mathématiques/statistiques etc. Dès lors, pourquoi ne pas en concevoir un en français langue étrangère ? Le MOOC “Travailler en français” [4] est né de cette idée ainsi que de notre expérience sur la collaboration en réseau , comme une initiative de la base, provenant de professeurs de FLE de terrain, des praticiens, des curieux souhaitant expérimenter.

Nos objectifs

Notre maître-mot a été le suivant : expérimentation. Nous souhaitions tester, réfléchir, proposer, inventer, échanger, être utile à nos apprenants, observer les interactions, concevoir, trouver notre public, apprendre et enseigner à distance et collaborer entre collègues. Notre MOOC s’est adressé à un public de niveau B1 en cours d’acquisition même s’il restait ouvert à tous. La promotion s’est faite dans nos structures d’enseignement, sur nos propres réseaux sociaux autour des acteurs du FLE et sur des sites répertoriant les MOOC, comme par exemple MOOC francophone1.

Les thèmes identifiés

Nous avons identifié cinq thèmes autour du monde du travail, animés pendant une semaine, après une première semaine d’introduction et une ultime semaine de bilan final :
- Semaine n°1 : où et comment chercher ?
- Semaine n°2 : réaliser son CV
- Semaine n°3 : rédiger une lettre de motivation
- Semaine n°4 : se préparer pour un entretien de recrutement
- Semaine n°5 : travailler dans une équipe multiculturelle

Les feuilles de route

Chaque thème a fait l’objet d’une feuille de route, publiée en début de semaine sur le site. Nous avons proposé des tâches de production individuelle ou collaborative, précédées de tâches d’exploration du web francophone afin que chacun puisse déterminer son parcours personnel en fonction de son projet. Nous souhaitions aussi développer des dynamiques de collaboration, de coopération, d’évaluation entre pairs facilitées par la mise à disposition d’outils comme les forums, les réseaux sociaux et la sélection d’applications du web 2.0. Nous avons évalué à environ cinq heures par semaine le temps moyen à consacrer au MOOC.

Chaque feuille de route était structurée ainsi (avec une estimation de temps à consacrer) :
- En quête : sélectionner, observer, interagir, approcher le thème de la semaine.
- En direct : autour des deux visio-conférences (une linguistique et l’autre thématique).
- En marche : la réalisation de tâches, d’activités et la collaboration entre pairs.
- En somme : l’heure du bilan et éventuellement les ressources liées au thème.

Dévoilée au fur et à mesure, les feuilles de route étaient enrichies par les interventions et les contributions des participants (synthèses visuelles, visio-conférences enregistrées, clins d’œil sonores, travaux partagés) donnant lieu à un résultat imprévus, parfois surprenants, toujours utiles.

Ci- dessous deux exemples de feuille de route :

https://sites.google.com/site/mooctravaillerenfrancais/semaine-5--en-marche
https://sites.google.com/site/mooctravaillerenfrancais/semaine-n-2-faire-un-cv/semaine-2-feuille-de-route

Quelques exemples de tâches et dimension interculturelle

Nous avons tenu à mettre la dimension interculturelle au coeur de chaque thème avant d’être développée et approfondie en dernière semaine. Nous avons proposé des activités qui permettent de s’appuyer sur les expériences des participants tout en apportant de la matière à réflexion et en suscitant les interactions.

- Faire un bilan personnel de compétences grâce au test Kledou1 [5] et en commenter les résultats sur le forum.
- Aller sur Europass2 [6] et créer son CV en ligne. Puis travailler en binôme et évaluer les CV produits entre pairs avec l’aide d’une grille d’auto-évaluation.
- Rédiger une lettre de motivation et la mettre en commun pour faciliter l’auto-évaluation et l’évaluation entre participants.
- Participer à une simulation d’entretien pour repérer les questions auxquelles se préparer à répondre au cours d’un entretien3 [7]
- Créer une charte collaborative des règles d’or pour travailler au sein d’une équipe multiculturelle (résultat suite aux propositions faites, aux votes et commentaires des participants ci-dessous).

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La réalisation technique

Faute de budget de développement, nous nous sommes orientés vers les outils Google, gratuits et collaboratifs. Nous avons donc créé un compte Google ad hoc à partir duquel l’équipe a collaboré quotidiennement (sur le Drive) et mis en place la plateforme du MOOC, un simple site Google, l’agenda ainsi que notre courriel de contact. A ce dispositif initial, nous avons ajouté un forum sur Weebly, un compte Twitter, une page Facebook et dans une moindre mesure Google+. Les vidéos étaient animées en direct et enregistrées sur Blackboard. Toute l’équipe pouvait participer aux réseaux sociaux - et elle l’a fait régulièrement -, mais deux animateurs étaient chargés d’assurer une présence régulière sur toute la durée du MOOC, Tatiana Codreanu sur Twitter et Audrey Marcouiller sur Facebook. La multiplication des outils a pu sembler dispersif à certains participants. Cependant, nous souhaitions inciter chacun à choisir l’espace d’interaction qui lui convenait en fonction de ses habitudes, quitte à ce que d’autres propositions soient faites par les participants à la communauté et qu’un espace particulier prenne le dessus sur les autres. C’est aussi pour cette raison que nous avons créé une boîte à outils sur le site afin que les participants puissent sélectionner et tester leurs outils collaboratifs, mais aussi rassurer les personnes moins à l’aise avec les TIC et expliquer certaines fonctions pour mieux collaborer.

Les inscriptions

1200 personnes se sont inscrites au MOOC, ce qui représentait à nos yeux un très vaste public. Nous y avons rencontré aussi beaucoup de curieux et de professionnels du FLE. Avec le recul, nous aurions pu et dû laisser les inscriptions ouvertes pendant toute la durée du MOOC, étant donné que l’inscription à un MOOC reste formelle (il est ouvert par nature) et son absence n’empêche pas la participation, qu’elle soit passive ou active.

La provenance des inscrits

La plupart des connexions (participants ou curieux) proviennent d’Europe, d’Amérique du nord et du Maghreb. Le tableau ci-dessous résume les chiffres à partir du lancement du MOOC jusqu’à la dernière semaine incluse, soit 7 semaines du 15 janvier au 5 mars 2014 (source, Google Analytics).

Pays Visites % des visites
1 Espagne 5 365 37,65 %
2 France 3 222 22,61 %
3 Italie 1 218 8,55 %
4 Royaume Uni 755 5,30 %
5 Maroc 488 3,42 %
6 Allemagne 245 1,72 %
7 Etats-Unis 231 1,62 %
8 Grèce 210 1,47 %
9 Mexique 196 1,38 %
10 Algérie 170 1,19 %

L’animation du projet et la participation

La dynamique de l’animation

Cinq équipes “internationales” (issues des différents instituts) étaient chargées d’animer un thème sur une semaine. Nous avons choisi des thèmes classiques dans la recherche d’emploi à aborder lors d’une recherche d’emploi tout en veillant à adapter les tâches à un niveau B1 en cours d’acquisition. En cas de difficulté, de questionnements, les facilitateurs ou les pairs devaient pouvoir venir aider, répondre, commenter. Deux visio-conférences hebdomadaires, l’une répondant à des objectifs linguistiques le lundi, l’autre thématiques, le jeudi, ont été tenues chaque semaine. Celles-ci étaient animées en direct, ouvertes aux questions des participants, puis publiées le lendemain matin sur le site. Les animateurs et les participants relayaient l’activité générale de la semaine sur les réseaux sociaux..Les participants étaient par ailleurs amenés à envoyer leurs productions ou commentaires sur les forums, le site "Voyages en français" ou sur un document Google créé pour l’occasion. Ils étaient aussi libres de proposer d’autres outils de communication et de collaboration. Enfin, une lettre d’information hebdomadaire reprenait les temps forts du MOOC, proposait un bref bilan puis annonçait les rendez-vous de la semaine suivante.

Le rôle d’animateur/facilitateur

Afin de donner une cohérence à l’ensemble, nous nous sommes réunis à distance une fois par semaine, sans compter les dizaines de mails quotidiens et le très important travail de conception en amont. Bien entendu, quand on anime un MOOC, le rôle classique du professeur de FLE se trouve un peu bouleversé, il n’est plus face à la classe et encore moins dans la classe. D’une certaine manière il s’agissait de créer un espace qui encourage la mise en relation entre participants/pairs pour leur faire vivre une expérience d’apprentissage nouvelle où ils puissent librement sélectionner des ressources, réfléchir ensemble, créer des contenus adaptés à leurs objectifs et les partager s’ils le souhaitaient. Être présent sans être omniprésent, actif sans être trop réactif, disponible avant tout afin de montrer qu’il y a “quelqu’un qui accompagne” le MOOC. Le maître-mot était ici la flexibilité, s’adapter en permanence aux situations, que l’animateur/facilitateur trouve sa place en communiquant le mieux possible, aussi bien à l’extérieur vers les participants qu’en interne au sein de l’équipe. L’enjeu, pour les facilitateurs, était aussi d’accepter, voire de favoriser, une certaine perte de contrôle.

La participation

Nous avons identifié, sur les 1200 personnes inscrites et comme dans la plupart des MOOC, différents profils d’apprentissages : des participants actifs, très minoritaires, enclins à la collaboration et au partage, aux "lurkers", consommateurs passifs venus pour "picorer".

Chaque participant s’est trouvé face à un triple défi : suivre un parcours dans une langue étrangère, se confronter éventuellement à de nouveaux outils techniques et apprendre autrement dans le cadre d’une pédagogie ouverte. Nous avons ainsi constaté une collaboration entre pairs bien moindre que celle que nous aurions souhaité et une tendance à en référer d’abord au “prof” ou à l’animateur pour “envoyer” les travaux. Nous avons par exemple reçu des demandes individuelles de correction de curriculum vitae ou de le lettres de motivation et beaucoup de réticences ont été exprimées pour trouver des partenaires de travail en ligne. Certains aspects psycho-affectifs doivent être davantage pris en compte : le sentiment de sécurité, la confiance, la solidarité, le soutien, l’existence d’une communauté, les complicités, se forgent sur la durée et sont probablement facilités par l’environnement en ligne dans lequel les participants sont amenés à échanger ou encore par le type de tâche proposé. Force est de constater qu’il n’existe pas encore de véritable culture d’apprentissage en réseau mais nous sommes convaincus que l’acquisition d’expérience dans ce domaine, aussi bien pour les animateurs que pour les participants, rendra la pratique d’apprendre les uns des autres (entre pairs) plus régulière.

La question de la validation du travail réalisé s’est aussi posée, même si notre proposition de départ était que chacun évalue, à la fin de son parcours, s’il avait atteint ses objectifs personnels initiaux. Nous avons notamment réfléchi à la mise en place d’un système de badges comme les Open Badge de Mozilla [8], mais n’avons pu le mettre en place faute de moyens et de temps. C’est seulement en cours de projet qu’il a été décidé d’envoyer des certificats de participation sur demande car ce point a été soulevé plusieurs fois dans la messagerie et dans le forum. Au final, moins d’une centaine de personnes en ont fait la requête.

Le bilan du projet

Les retours des participants

Nous avons réalisé plusieurs questionnaires avant, pendant et après le MOOC afin de mieux saisir la motivation, les difficultés attendues et vécues (langue, technique, utilité des tâches, relation aux autres). Nous retiendrons trois points perfectibles pour améliorer notre MOOC :
- le choix d’une plateforme de MOOC et d’un forum facilitant davantage les interactions, la collaboration et le suivi.
- la proposition de moments synchrones pour échanger sans thématique particulière mais pour répondre aux demandes des participants, échanger sur leur expérience, etc.
- le choix de tâches plus ouvertes amenant davantage à la réflexion, la résolution de problèmes et invitant ainsi davantage à la collaboration.

Enfin, voici la synthèse des retours proposés sur chaque thème par les participants au fur et à mesure du MOOC > https://sites.google.com/site/mooctravaillerenfrancais/bilan

Le bilan de l’équipe

Nous avons tenu à faire un retour interne sur notre expérience afin de prendre du recul et analyser ce qui avait fonctionné ou pas. Notre regard global est aussi très positif et nous donne envie “d’y retourner” ! Nous avons malgré tout, comme dans toute équipe, certains débats sur l’analyse du MOOC, ses points forts et ses points faibles. En effet, la caractéristique de l’expérimentation est qu’il s’agit réellement un projet d’équipe. Notre organisation était celle d’un groupe de travail où chacun donne de son temps et mutualise ses compétences. Les débats y sont réguliers, les désaccords parfois présents mais ont toujours pour objet de faire un travail constructif et utile.
Les points suivants résument en partie le vécu de l’équipe :
- Du point de vue du sentiment général, le stress provoqué par le saut dans l’inconnu a été mis en avant à plusieurs reprises. Soulignons un peu de contrariété aussi concernant quelques couacs internes et l’implication des membres de l’équipe à certains moments clés. Les points positifs équilibrent ces quelques défauts : le plaisir de collaborer à distance, de belles rencontres, découvrir de nouvelles pratiques, de nouvelles ressources, bref de l’enrichissement et de la satisfaction.
- En moyenne, la moitié des collègues a travaillé moins de 4 heures par semaine sur le MOOC les semaines précédant le lancement, l’autre moitié entre 4 et 8 heures. La proportion est sensiblement la même pendant le déroulement du MOOC (plus de temps employé cependant).
- Les points forts du MOOC : pertinence et variété des tâches, rencontre du MOOC avec un public concerné par le travail, visio-conférences et diversité des intervenants, clarté et simplicité de la plateforme, le travail d’équipe entre quatre pays partenaires, l’animation des réseaux sociaux, avoir donné la possibilité d’étudier à distance et en langue cible.
- Les pistes d’amélioration sont nombreuses : améliorer le choix des outils (le forum par exemple), mieux les intégrer afin de créer une véritable communauté apprenante sur quelques semaines, améliorer la transversalité du travail en équipe, éventuellement repenser le rythme (deux semaines pour un thème ? ou au contraire raccourcir ?), alléger le programme, plus d’activités de collaboration entre pairs. Le débat reste ouvert, les questions sont plus nombreuses que les réponses, mais une statistique est certaine : 100 % de l’équipe souhaite participer à un nouveau projet !

Quelques réflexions

Avec un peu de recul et beaucoup de données encore à analyser, il nous semble possible de proposer quelques conseils à toutes celles et ceux qui veulent se lancer dans la création et l’animation d’un MOOC :
- Les nouvelles technologies : sans Internet, bien entendu, nous ne pourrions pas parler de MOOC, mais son usage en général peut représenter un frein pour beaucoup. Voilà pourquoi, il faut épurer, simplifier le plus possible l’accès à toutes les activités, surtout celles collaboratives. De notre côté, il est envisageable par exemple d’améliorer la qualité du son et des interactions pendant les vidéos-conférences.
- La communication interne est primordiale, il faut garantir au moins une réunion hebdomadaire de l’équipe.
- Planifier à la perfection, bien répartir les rôles (le “qui fait quoi”), projeter et aussi s’adapter, accepter le changement, attention aux cadres trop rigides.
- Se placer en facilitateur, chercher à favoriser le travail de groupe, entre participants, sortir de son propre rôle de professeur.
- Rester disponible, ouvert et curieux, les surprises seront nombreuses !

Conclusions

Les MOOC représentent un format nouveau d’apprentissage en ligne, un “événement” court et intense qui propose une façon d’apprendre ouverte et flexible. A notre avis, les MOOC connectivistes sont plus qu’une mode et ont un bel avenir devant eux si l’on réussit à mettre en place de véritables dynamiques de collaboration. Nous espérons que de nouveaux projets vont émerger dans le FLE et souhaitons de notre côté donner suite au projet. Une question essentielle reste celle du modèle économique. Créer un MOOC a un coût relativement important, choix techniques, développement, conception, animation, diffusion, etc. S’il est gratuit comment est-il financé ? A quelles fins les institutions se lancent-elles dans ce type de projet ? A quels besoins les MOOC peuvent-ils répondre qui justifieraient un tel investissement pour les enseignants ?

Des partenariats où chacun apporte une expertise pourraient être une réponse certes modeste mais permettant d’avancer ! Enfin, nous invitons tous les cyber-linguistes à participer à un MOOC, pourquoi pas TICMooc “Intégrer les outils numériques à son enseignement” [9] à partir de septembre 2014 ou bien à tous ceux disponibles sur la plateforme France Université Numérique (FUN). [10]

Sitographie

Annuaire MOOC francophone
http://mooc-francophone.com/
Un site intéressant, qui répertorie les différents MOOC. A noter, le fil “Articles” centralisant des articles sur les MOOC.

Bernardon Pascal, “Retours d’expériences sur les MOOC”
http://www.journaldunet.com/management/expert/56569/retours-d-experiences-sur-les-mooc.shtml
Très bon article pour approfondir.

Brafman Nathalie, “La “MOOC-mania” gagne la France”
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/03/28/le-cnam-grand-gagnant-des-moocs-francais_4391106_3224.html
Un point de vue plus général sur la situation des MOOC dans l’hexagone.

Cisel Mathieu, “La révolution MOOC”
http://blog.educpros.fr/matthieu-cisel/
LE blog pour suivre l’actualité des MOOC et leurs enjeux.

Clavert François, “J’ai testé un MOOC pour vous”
http://www.clavert.net/jai-teste-un-mooc-pour-vous/
Excellent article pour se mettre du point de vue d’un participant à un MOOC

FUN (France Université Numérique)
https://www.france-universite-numerique-mooc.fr/
Plateforme de MOOC mise à disposition des établissements de l’enseignement supérieur français et de leurs partenaires académiques dans le monde entier. A découvrir !

Gilliot Jean-Marie, “Techniques innovantes pour l’enseignement supérieur”
https://tipes.wordpress.com/2012/06/12/differents-types-de-moocs/
Toute une série d’articles pertinents sur les MOOC. Pour approfondir.

Grolleau Anne-Céline a co-animé le MOOC ITYPA, “La vogue des MOOCs”
http://fr.slideshare.net/journeedesmooc/atelier-1-anne-ccile-grolleau
Si vous vous interrogez sur la plus-value pédagogique d’un MOOC et sur sa pertinence, c’est la présentation qu’il faut lire !

Guichon Nicolas, Vers l’intégration des TIC dans l’enseignement des langues, Éditions Didier, Langues et Didactique, 2012
http://ife.ens-lyon.fr/vst/Ouvrages/DetailPublication.php?parent=racine&id=796

Marchand Thierry, “MOOC, le massif ne se décrète pas !” , juillet 2014
http://onef.fr/blog/index.php?post/test

LE MOOC EN QUELQUES CHIFFRES

A partir du lancement jusqu’à la dernière semaine incluse, soit 7 semaines du 15 janvier au 5 mars 2014 (source, Google Analytics)

14249 visites
7222 visiteurs uniques
44394 pages vues
3,12 pages/visite
Durée moyenne de visite : 4 min56
Taux de rebond : 42,16 %

Twitter  :
801 tweets, 232 abonnements, 239 abonnés

Facebook  :
1033 fans, 145 posts, 173 “J”aime”, 73 commentaires, 76 posts partagés

Forum  :
11 forums actifs
392 membres

Nombre de certifications demandées :
86 en ligne
21 distribuées sur place à Madrid
soit 107 en tout

L’équipe

Coordination  :

Alix Creuzé, Institut français d’Espagne
Jérôme Rambert, Institut français d’Italie

Conception et animation :

- Institut français d’Espagne (Madrid)
Patrick Carle (semaine 5)
Alix Creuzé (semaine 5, boîte à outils)
Sarah Dosch (semaine 1)
Pierre Fichet (administration technique des visio-conférences)
Audrey Marcouiller (suivi des forums)
Noémi Mourer (semaine 3)

- Institut français d’Allemagne (Brême)
Béatrice Praetorius (semaine 2)
Emmanuelle Serveau (semaine 2)

- The Open University, Royaume-Uni
Bill Alder (visio-conférences linguistiques)
Tita Beaven (semaine 1)

- Institut français d’Italie (Milan)
Jérôme Rambert (semaine 3)
Jessica Untereiner (semaine 2)

- Institut français du Royaume-Uni (Londres)
Sandrine Chein (semaine 4)
Tatiana Codreanu (évaluation du Mooc)
Thierry Gauthier (semaine 4, semaine 5)
Gaëlle Robin (semaine 4)

-  Territoire des langues
Marion Charreau (synthèses visuelles)
http://territoiresdeslangues.com/

- Experts pour les visio-conférences thématiques :
Fanny Leblond
Thierry Gauthier

Pastilles sonores :
François Blondel et Mathieu Popinot

Nos remerciements à Christine Vaufrey pour ses conseils et suggestions !

En direct de la conférence

 :
Prise de notes colorées par Cathia Gaika Kinaci

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Jérome RAMBERT
Professeur et coordonateur pédagogique, Institut français Milano (Italie)
http://voyagesenfrancais.fr/
http://chezjerome.over-blog.com/
http://sites.google.com/site/passetondalf/



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