Rechercher dans le site
http://www.cyber-langues.fr/spip.php?article382

Le numérique : vers un plaisir d’apprendre et d’enseigner renouvelés

Maël JOYEUX– Laurence PEYRESSATRE-GILLOT

dimanche 30 août 2015

Introduction.

A l’heure où smartphones et réseaux sociaux règnent en maître, nombre d’élèves semblent avoir perdu le désir et le plaisir d’apprendre au sens où nous l’entendons traditionnellement. Face à cet état de fait, de nombreux enseignants se sentent souvent démunis voire démotivés. Le numérique nous est alors présenté comme la solution au problème.

Par essence, l’enseignement des langues est en effet l’un des plus susceptibles d’exploiter pleinement les possibilités offertes par le numérique. Interactif par nature, cet enseignement met à contribution des compétences très différentes et très complémentaires. Mais l’arrivée de nouveaux supports (vidéoprojecteurs, TNI, tablettes, smartphones…) depuis quelques années a-t-elle réellement révolutionné les modes d’apprentissage ? En quoi ceux-ci permettent-ils aux élèves mais aussi aux enseignants de développer leur créativité ? En résumé, le numérique, oui mais comment ?

En y réfléchissant de plus près, les écueils sont nombreux à vouloir faire “du numérique” dans l’unique but de suivre la tendance et de séduire notre jeune auditoire (« pédagogie Bling bling », Annie Lhérété). Toute la difficulté réside à en faire un usage raisonné et raisonnable et non simplement cosmétique, car il s’agit bien pour les enseignants de langues de répondre aux besoins et de développer les compétences (linguistiques, culturelles et pragmatiques) de leurs élèves, bref de gagner en efficacité dans leurs pratiques.

Notre objectif ici sera d’entrevoir comment une pratique numérique "du quotidien" (i. e. qui n’induit pas nécessairement de projets de grande envergure, ni de compétences techniques très poussées) peut stimuler la créativité des élèves et favoriser l’interactivité en classe et hors classe et de fait renouveler les pratiques et la posture des enseignants. L’enjeu est de taille pour les 2 partis car il s’agit bien pour tous de retrouver le plaisir, d’apprendre pour les uns et d’enseigner et de concevoir pour les autres.

Nous vous proposons d’aborder les points d’achoppement auxquels tout enseignant fait face aujourd’hui dans sa pratique afin de voir quelles solutions les outils numériques peuvent lui offrir.

I. Le numérique au service des besoins de l’élève.

1- Les outils numériques au service de la motivation externe des élèves grâce à leur aspect ludique et désinhibant.

Les outils numériques peuvent être de vrais adjuvants pour motiver les élèves à aborder l’écrit car ils en changent profondément la nature : celui-ci n’est plus figé au tableau ou sur le cahier, il est corrigible et modifiable/transformable à l’envi dans le cadre d’un travail rigoureux d’interaction.

► Le numérique permet ainsi de déconstruire le texte pour mieux en construire le sens ensemble (ex : écriture collaborative à plusieurs mains avec etherpad ou un simple document word associé à un peer editing.

► Lecture collaborative : élucider ensemble le sens du texte/ réfléchir ensemble aux stratégies de compréhension, lire chacun une partie, afficher une courte partie du texte et travailler sur la mémoire en la faisant disparaître et voir les mots dont les élèves se souviennent, ou mettre les extraits dans le désordre, souligner les mots clés, effacer les détails « inutiles » pour faire un résumé et comparer le texte initial avec les éléments qui ont été gardés…).

Les outils numériques permettent également de proposer des tâches motivantes et originales faisant appel à la créativité des élèves sur des supports qui ne fédèrent pas à priori l’enthousiasme de ceux-ci. Toutefois, toutes ces tâches nécessitent un balisage précis de la part de l’enseignant pour éviter l’écueil de l’outil pour l’outil. En effet, nous avons tous un jour ou l’autre proposé aux élèves de réaliser un film comme tâche finale (publicité, court métrage...).

Ce type de tâche rencontre toujours un vif succès car il stimule la créativité des élèves, qui y consacrent un temps conséquent ; cependant le résultat final s’avère souvent décevant. Le contenu linguistique est en effet indigent, le travail ayant été centré sur la forme et non sur le fond, alors que notre but est tout de même d’assurer une rentabilité linguistique. Ainsi, afin d’être efficaces, les outils numériques doivent créer une envie corrélée à un besoin pour réaliser une tâche (ici sur un support qui ne semble pas motivant de prime abord pour les élèves).

► On remarquera au passage qu’ils permettent d’effectuer à loisir des changements de format (texte=> bande dessinée/ roman photo/ vidéo...). Ceci s’avère très utile notamment dans le cadre remobilisation du lexique et faits culturels vus au cours d’une séquence (ex : faire le commentaire en direct d’une vidéo dont on a simplement coupé le son). Ce type de tâche donne du sens et justifie la nécessaire mémorisation exigée des élèves.

2- Les élèves n’apprennent plus : le numérique à la rescousse des processus de mémorisation/fixation.

Il existe des sites web à partir desquels l’enseignant peut favoriser la mémorisation des élèves par une approche ludique :

► Learning Apps : jeux de vocabulaire/ grammaire, quiz à faire/ à créer pour les autres élèves.

► La création d’un jeu type quiz à destination d’une autre classe peut faire l’objet d’une tâche finale originale et motivante (ex : jeopardy : on peut créer le jeu sur un powerpoint avec un enregistrement oral des questions et des réponses. Il faudra tout de même un maître du jeu pour animer la partie).

Ces jeux peuvent être proposés en fin de séance (sur les dernières minutes) afin d’amorcer le processus de mémorisation ou en début de séance suivante pour réinvestir le vocabulaire et vérifier / poursuivre ce processus. Pléthore de jeux simples et rapides (qui ne nécessitent pas de recours aux outils numériques) existent autour du vocabulaire pour favoriser la mémorisation. Ils sont en général très efficaces en particulier avec les classes dites “moins/ peu scolaires”.

Afin d’éviter ce rôle de « dictionnaire vivant » que souvent nous attribuent nos élèves, il est judicieux en classe d’utiliser un dictionnaire en ligne. Pour cela, il suffit de nommer des wordmasters chargés d’effectuer les recherches lexicales quand les besoins émergent (la même chose est tout à fait possible avec la version papier mais c’est un outil qui tombe en désuétude). Ceci peut souvent avantageusement remplacer la traditionnelle liste de vocabulaire assortie aux documents utilisés.

► PONS : dictionnaire en ligne qui permet de rechercher le mot, d’en choisir la meilleure traduction en contexte, d’écouter sa prononciation, puis de créer sa propre liste de vocabulaire à partir des recherches effectuées. Il est même possible sur ce site de générer des exercices de vocabulaire à partir de la liste ainsi établie).

Il est également possible de demander à son assistant ou à un élève bilingue (de temps en temps pour ce dernier) d’enregistrer la liste de vocabulaire pour travailler le lien phonie-graphie (très important en anglais).

► A défaut, il existe des logiciels comme le Merriam Webster pour écouter la prononciation d’un mot, Text To Speech pour s’entrainer sur la lecture d’un texte en entier.

Les outils numériques permettent donc à l’enseignant de s’adresser à tous les types de mémoire : visuel/ auditif et kinesthésique (les élèves peuvent bouger en écoutant/ relisant le vocabulaire chez eux).

Qui se pose la question de la mémorisation se pose inévitablement celle la trace écrite : beaucoup de temps est souvent perdu à copier/ recopier la trace écrite alors que nos horaires hebdomadaires ont fortement diminué et que les demandes institutionnelles restent très exigeantes. Bien entendu, la copie n’est pas à exclure, mais les outils numériques offrent des possibilités nouvelles dans ce domaine afin de varier les approches.

► Possibilité de construire ensemble la trace écrite avec des outils collaboratifs ( bubbl.us, padlet, blog…) en temps réel ( etherpad, padlet). L’enseignant peut tout simplement nommer deux secrétaires de séance en charge de prendre des notes qui seront postées/ envoyées au reste de la classe le soir même).

Nous voyons donc clairement le triple avantage de telles pratiques : non seulement ce sont les élèves qui construisent vraiment la trace écrite ; celle-ci est plus facile à retenir car le processus de mémorisation est enclenché en classe (l’implication de chacun contribue grandement à la mémorisation) et enfin le gain de temps est indéniable. De plus, cela libère la parole en classe car il est difficile pour les élèves de participer et de prendre des notes dans le même temps.

3- Organiser le travail de classe vers davantage d’interaction et d’efficacité :

a. Le travail de groupe ou comment développer la collaboration des élèves entre eux et favoriser l’écoute active.

Pour favoriser l’interaction et la créativité des élèves, rien n’est plus efficace que le travail de groupe à condition que ce dernier soit bien mené. De la même manière que l’enseignant doit mettre en place des stratégies de gestion de classe, il doit également le faire pour la gestion de groupe afin celui-ci se mette au travail en langue étrangère de préférence. A cette fin, les outils numériques constituent des outils de surveillance particulièrement utiles et dissuasifs.

► Un simple dictaphone ou téléphone portable posé sur la table pour enregistrer les discussions devrait freiner les ardeurs gauloises et autres égarements verbaux et thématiques !

► De la même manière, il est facile d’accéder à l’historique d’un ordinateur si l’on a quelques doutes sur la teneur des recherches effectuées par l’élève ou le groupe.

Une fois les élèves au travail, tout doit être fait pour stimuler l’interaction au sein du groupe puis lors de la mise en commun avec le reste de la classe. Or, le format traditionnel (i. e. frontal) du compte-rendu pris en charge par les élèves donne souvent cours à de présentations monotones et 3 répétitives (car ils travaillent sur le même document). Parfois les élèves sont amenés à créer un powerpoint qui ne servira que de décor lors des présentations, trop absorbés qu’ils sont à lire leurs notes. Les autres élèves adoptent une attitude passive et n’écoutent pas vraiment. Le « Qu’est-ce que vous en avez pensé ? » de fin de présentation est rarement concluant et productif.

Afin de dynamiser et donner davantage de sens au travail de groupe, favoriser une écoute active des autres élèves et une plus grande interaction à l’issue de la présentation, il existe quelques stratégies simples nécessitant un recours pertinent aux outils numériques. Une de ces stratégies est le format «  jury » : les élèves sont répartis en groupes pour préparer leur présentation. Un groupe d’élèves jouent « les experts » (généralement les élèves les plus compétents à l’oral et/ou les plus à l’aise face à un auditoire) en charge d’écouter les différentes présentations et de questionner chaque groupe plus avant à l’issue de leur présentation. Ils choisiront enfin la meilleure présentation (qui sera éventuellement bonifiée).

► Les outils numériques vont permettre de jouer sur le déficit informationnel car il est possible de travailler plusieurs documents différents à la fois (soit un document différent donné à chaque groupe, soit 5 à 7 documents donnés à tous les groupes qui devront en sélectionner un ou deux, ou chaque groupe crée son document, tout dépend du scénario pédagogique proposé).

► Ces documents sont donc inconnus des autres groupes. L’écoute sera plus active car il ne s’agit pas de la répétition du même document, ce sont les élèves qui ont construit/ créé, ils doivent défendre leur choix et tenter de convaincre. Pour ce faire, ils vont devoir utiliser un visuel à bon escient pour mettre en avant les points saillants de leur argumentation.

► Les experts devront écouter et prendre quelques notes pour rebondir en fin de présentation et les autres groupes seront également très attentifs car cela les aidera à ajuster au mieux leur propos pour tenter de gagner le défi. Cette compétition entre chaque groupe revêt un aspect vraiment ludique et stimulant.

b. La pédagogie différenciée : les conditions de réception et de production peuvent être individualisées grâce aux outils numériques.

Grâce aux outils numériques, il devient simple et aisé de proposer des activités/ tâches différenciées à nos élèves, sans qu’il soit besoin de « monter des usines à gaz ». Les activités de réception s’y prêtent particulièrement bien.

► Ainsi, on pourra diviser un document audio/ vidéo (ou un texte) en plusieurs parties en fonction des difficultés de compréhension qu’il pourra susciter. L’enseignant attribuera les parties aux élèves en fonction de leur niveau de compétence en CO (CE dans le cas d’un texte).

► Les élèves écoutent ensuite la partie qui leur a été attribuée sur ordinateur en salle informatique, sur un lecteur MP3 ou sur leurs téléphones portables si les écoutes sont téléchargeables depuis l’ENT ou le blog de l’enseignant. Les documents audio au contenu descriptif sont idéaux pour ce genre de découpage car le thème est connu de tous.

► Pour les documents de type argumentatif, l’enseignant pourra sélectionner plusieurs documents audio (ou écrit) en fonction des difficultés qu’ils présentent et les répartir de la même manière au sein de la classe. (Pour la mise en commun, travail de groupe puis mise en commun orale collective).

► Pour les activités de production, l’enseignant pourra collecter les enregistrements de ses élèves de la même manière qu’il collecte leurs copies.

Les outils numériques permettent également de faire travailler les élèves (en groupe ou seuls) sur des documents de nature différente, ou alors de leur proposer une tâche différente à réaliser en fonction de leur niveau de compétence et de leurs besoins dans l’activité langagière concernée. Ainsi, lors de la mise en commun, intérêt de l’écoute se trouve totalement préservé. Le numérique permet donc de décloisonner le travail de classe, et de le prolonger ou de le préparer hors la salle de cours.

c. Le principe de la classe inversée.

Grâce aux outils numériques, le temps hors classe devient un nouveau temps d’apprentissage et d’exposition à la langue que l’enseignant se doit d’investir. En effet, ces outils nous permettent de 4 repenser les « devoirs » qui dans leur format traditionnel (« apprendre la leçon et faire l’ex page x ») sont tenus en échec.

► Ainsi, ce temps pourra être dévolu à des activités de réception (à partir d’un même document ou de documents différents) au cours desquelles des repérages seront à effectuer. (ex regarder une courte vidéo, une bande annonce, écouter une chanson, écouter un enregistrement sonore radiophonique, faire une recherche internet, consulter un site web…).

► Ces repérages seront ensuite utilisés collectivement en classe dans le cadre de la tâche proposée aux élèves par l’enseignant. L’avantage d’une telle approche du travail personnel/ des devoirs est double : l’articulation entre le travail à la maison et celui fait en classe est bien plus directement perceptible pour les élèves qui de fait, en saisissent mieux l’intérêt et le sens et le gain de temps est évident.

L’enseignant se doit plus que jamais de construire rigoureusement sa progression en portant un soin tout particulier à l’amont et à l’aval de chacun de ses cours. Les outils numériques sont utiles pour l’y aider. Sa posture s’en trouvera alors profondément changée.

II. Un nouveau rôle pour l’enseignant grâce au numérique : « Aide-moi à faire seul » (Maria Montessori).

Dans cette nouvelle ère numérique qui s’ouvre pleinement à lui, l’enseignant n’est plus le seul référent/ modèle (linguistique, culturel..) engagé dans une transmission collective descendante du/ des savoir(s). Il ne s’agit pas pour autant d’envisager une position de retrait complet qui s’apparenterait alors à du self-teaching. On l’aura donc compris, le cours est de plus en plus centré sur les élèves dans une logique de parcours/ d’apprentissage individualisé. C’est l’enseignant qui se doit d’aider les élèves à « créer du sens à partir du foisonnement » (Annie Lhérété).

Ainsi, la construction didactique et pédagogique en amont s’avère on ne peut plus importante pour « laisser la place » aux élèves en classe et favoriser un « travail très rigoureux d’interaction dans le groupe » (Annie Lhérété). L’enseignant construit, balise et accompagne les parcours linguistiques.

Surtout, il organise les conditions dans lesquelles les élèves pourront découvrir par eux-mêmes les éléments nécessaires à une réalisation collective pensée et préparée par l’enseignant. Le frontal, qui a encore sa place, peut être repensé et être pris en charge par des élèves. Grâce aux outils numériques, le champ des possibles est immense : la variété des supports est infinie, l’accès à des documents audio authentiques (i.e. à la langue vive) en quasi instantané dans un contexte jusqu’alors allophone est à portée de clic, la possibilité d’individualiser les parcours, de travailler sur plusieurs documents à la fois via le travail de groupe permet d’envisager le travail en classe et hors classe de façon nouvelle. Pour résumer, ces outils libèrent et stimulent le potentiel créatif de chacun (le manuel n’est plus la seule source documentaire et pédagogique). En proposant des tâches/ activités motivantes, l’enseignant (re)trouvera une motivation profonde à concevoir et enseigner. En outre, un enseignant motivé fédérera davantage l’enthousiasme dans ses classes : il s’agit d’un cercle vertueux.

Chaque enseignant fait et fait faire en fonction de ses compétences numériques qui se complexifieront au fil du temps. Il n’est pas nécessaire d’être un geek ou computer native, chacun apprend en faisant, et de fait développe peu à peu sa propre créativité numérique. Les outils numériques sont autant d’outils qui permettent de varier les types de documents, leur approche, les tâches proposées, les formes sociales de travail. Ils stimulent également la créativité de tous, en permettant surtout d’éviter l’écueil de la systématisation, véritable source d’ennui. Les nouveaux programmes ainsi que la réforme du collège avec l’accent mis sur le numérique et sur la liberté pédagogique offrent des possibilités de création et d’organisation des modalités d’apprentissage (AP, EPI…) quasi infinies.

Conclusion.

Le numérique n’a pas révolutionné les fondements de la pédagogie en soi (les objectifs demeurent similaires, les enseignants s’appuient sur les mêmes fonctionnements cognitifs (mémorisation, manipulation, mobilisation...), mais c’est l’outil qui est nouveau et donc plus attrayant. Mais se limiter à cette simple attractivité serait à terme assez peu productif et rapidement insatisfaisant pour l’enseignant comme pour les élèves. Les outils numériques nous ouvrent de nouveaux espaces et de nouvelles modalités d’apprentissage car ils permettent de mieux prendre en compte les besoins de chacun de nos élèves, besoins qui ne relèvent plus simplement d’une érudition lexicale, d’une expertise dans la manipulation grammaticale mais bien une capacité à mobiliser ses connaissances dans le but de faire preuve d’esprit critique et de communiquer avec pertinence. Pour ce faire, les élèves ont besoin d’être guidés, accompagnés. Il ne suffit plus d’apprendre par cœur ou d’enchaîner les exercices systématisants (ce qu’ils ne font plus quoiqu’il en soit) mais de leur apprendre à apprendre et à comprendre, de développer leurs compétences linguistiques bien sûr, mais aussi pragmatiques, interpersonnelles et interculturelles, autant de compétences essentielles dans la pratique d’une langue étrangère mais aussi et surtout dans la vie de tous.

Rabelais disait « l’enfant est un feu à allumer, pas un vase à remplir ». Les outils numériques vont nous aider à raviver cette flamme parfois bien vacillante voire éteinte chez nos élèves. Leur redonner le goût, leur faire redécouvrir le plaisir d’apprendre, quelle plus belle mission pour les enseignants ?


Maël JOYEUX

Formatrice académique, ESPE ac-versailles.

Laurence PEYRESSATRE-GILLOT
Coordinatrice de laformation interlangues, ac-versailles.


Navigation